La vaccination reste le moyen le plus efficace pour protéger la population de certaines maladies contagieuses et graves.

La pandémie que traverse le monde  nous rappelle que les maladies infectieuses ne connaissent pas de  frontières. Le nouveau coronavirus COVID-19 qui ne cesse de voir s’accroître le nombre de décès à considérablement bouleversé  nos vies, nos habitudes. Longue période de confinement, distanciation physique, gestes barrières, sont autant de moyens mis en œuvre pour protéger les populations.

Le besoin urgent d’un vaccin contre le COVID-19 sonne comme un rappel de l’importance de se protéger des maladies infectieuses pour lesquelles des vaccins existent déjà et ce, dès la naissance. En avril dernier, la Haute Autorité de Santé a appelé les jeunes parents à maintenir l’ensemble des vaccinations obligatoires des nourrissons malgré les conditions sanitaires. Et ce afin d’éviter la recrudescence de dangereuses maladies infectieuses.

La HAS rappelle que « la vaccination s’inscrit dans le suivi normal des nourrissons et qu’un retard les expose à des conséquences sanitaires graves ».  La vaccination  est indispensable chez les bébés et les enfants. Elle  permet de les protéger efficacement et durablement contre différentes maladies infectieuses grave, voire parfois mortelles pour les plus petits.

Néanmoins, la HAS indique que « les autres vaccinations recommandées en population générale, au-delà de l’âge de 2 ans pouvaient quant à elles être différées à la levée des mesures de confinement, à l’exception des situations qui requièrent une prévention par la vaccination autour des cas ou en post-exposition à la rougeole, la méningite, la coqueluche, la varicelle etc ».

Evolution comparative des ventes de vaccins recommandés chez l’enfant et l’adolescent entre janvier et avril 2019 et 2020

Source : données issues de délivrances réalisées dans les pharmacies équipées du logiciel LGPI en France (Métropole et DROM-COM, soit ± 9000 pharmacies).

Source : données issues de délivrances réalisées dans les pharmacies équipées du logiciel LGPI en France (Métropole et DROM-COM, soit ± 9000 pharmacies).

Source : données issues de délivrances réalisées dans les pharmacies équipées du logiciel LGPI en France (Métropole et DROM-COM, soit ± 9000 pharmacies). 

Nous constatons une importante baisse des ventes de vaccins depuis le début de l’épidémie notamment ceux de la Diphtérie, Tétanos, Coqueluche, Poliomyélite avec -47% sur la période de mars avril 2020 VS janvier et février 2020 ainsi que celui du HPV avec -42% sur ces mêmes périodes. Ces fortes chutes inquiètent les professionnels de santé puisqu’elles sont la conséquence du renoncement aux soins des Français, depuis le début du confinement.

Les infirmières, médecins, aides-soignants et les pharmaciens font partis des  professionnels de santé en première ligne dans cette lutte contre l’épidémie. Entre les rendez-vous en téléconsultation et la crainte de se rendre à  l’hôpital, le pharmacien est plus que jamais le référent santé vers qui se tourner pour ses pathologies du quotidien ou encore les inquiétudes liées au COVID. Dans les 21 000 officines de ville du territoire, les pharmaciens non seulement délivrent vaccins et autres médicaments mais assure un rôle déterminant de sensibilisation et de conseil auprès de leur patientèle

Tableau des vaccinations chez les enfants et les adolescents – 2020

Pour de plus amples informations sur le calendrier vaccinal, cliquez –ici : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/calendrier_vaccinal_2020.pdf

Rédigé par Margaux Quaggiotto

By |2020-06-05T14:18:17+02:00juin 4th, 2020|